jeudi 14 avril 2011

KALEMIE:VISITE DU GOUVERNEUR MOISE KATUMBI

Au Nord du Katanga, visite de travail ce mercredi du Gouverneur de la Province du Katanga à Kalemie. Moise Katumbi est venu , accompagné de l'Ambassadeur britannique, évaluer le projet Proroute mis en chantier au District du Tanganyika. L'occasion pour le gouverneur de visiter les travaux de construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau de la Regideso, de l’école primaire Moni, de la voirie urbaine. Au cours du meeting organisé dans la matinée aux 4 coins de la Cité, le Gouverneur du Katanga a appelé la population à l’enrôlement massif pour participer aux prochaines échéances électorales. Le No 1 de la Province du Katanga en a profité pour annoncer à la population le transfert prochain pour Lubumbashi de 16 détenus dont deux militaires Fardc impliqués dans les actes de pirateries à mains armées sur le lac Tanganyika. Avant de s’embarquer hier même pour Lubumbashi, il a réagi sur la présence des FDLR qu'il qualifie des bandits provoquant à la fois le mouvement des populations et les problèmes humanitaires au Nord du Katanga. Moise Katumbi indique que le gouvernement congolais, la Monusco et les agences du système des Nations Unies étudient ensemble aujourd'hui la possibilité de mener une action humanitaire commune en faveur des déplacés dans la région.

C'est dans ce cadre qu'une mission que conduit le Directeur de Cabinet du Ministre provincial de l'intérieur est attendue ce jeudi, 14 avril 2011, à Kalemie. Une mission qui prévoit la visite de la délégation au village de Lukwangulo où sont inventoriés 800 menages de déplacés vivant dans des conditions déplorables.

mercredi 13 avril 2011

KALEMIE:PROBLEMES HUMANITAIRES AU CAMP DES DEPLACES DE LUKWANGULO

A Kalemie, les déplacés du Camp de Lukwangulo à une vingtaine de Km au Nord-ouest de Kalemie posent des problèmes humanitaires. Depuis l’ouverture du camp en novembre 2010, aucune assistance humanitaire n’a été apportée aux déplacés. L’eau manque et les femmes accouchent sans assistance médicale.
Le dernier recensement effectué en début de l’année par OCHA avance les chiffres de 777 familles vivant dans des huttes en pailles au Camp de déplaces de Lukwangulo. Des chiffres revus aujourd’hui à la hausse à cause de nouveaux mouvements des populations observés au camp. Le camp compte maintenant 879 familles. 2600 enfants dont 1300 filles ont accompagné les parents dans leur mouvement. La plupart des déplacés fuient les exactions de FDLR perpétrées sur les populations civiles du Nord du Katanga. La majorité des déplacés proviennent de six localités de la région de Wimbi situées à trois jours de marche: Kagoma, Kalusu, Kanja, Kilwe, Lumandjwe et Matete. Des secteurs miniers d’or et agricoles, aujourd’hui théâtres des affrontements entre les FADC qui traquent les FDLR.

Au Camp des Déplacés de Lukwangulo, l’eau potable manque et les enfants ne fréquentent pas l’école. A ces problèmes, s’ajoutent les difficultés d’accéder à la nourriture. Depuis leur installation, les déplacés n’ont bénéficié que d’une assistance médicale apportée depuis février dernier sur les malades par l’ong Médecins Sans Frontières. Le Secrétaire du Comité des déplaces fait savoir que pour survivre, les déplacés doivent eux-mêmes se prendre en charge . Assani Butama note qu’ils doivent travailler pour les particuliers pour nourrir leur famille.

Deux enfants sont nés au cours des derniers mois dans des conditions déplorables. Nyota Bukuku, une femme d’une trentaine d’années, affirme avoir fait une couche difficile et cela sans aide-accoucheuse. Elle déclare vivre encore grâce l’aide de Dieu. D’autres femmes comme Nyota Bukuku rencontrent des problèmes gynécologiques semblables à cause du travail de survie exécuté sans répit au Camp de Lukwangulo. L’intervention de MSF a permis de sauver Riziki Richarde d’une menace d’avortement. Le Secrétaire Assani Butama a déjà enregistré cinq cas de décès dont trois enfants morts des maladies non soignées.

mardi 12 avril 2011

KALEMIE:SAISIE DU REMORQUEUR ZONGWE DE LA SNCC EN TANZANIE

A Kalemie, le bateau remorqueur Zongwe de la SNCC, Société Nationale des Chemins de fer du Congo, est saisi depuis le début du week-end dernier au Port de Kigoma en Tanzanie. La saisie s’est effectuée sur instruction de la justice tanzanienne. Un agent du bureau de transit de la SNCC Kigoma aujourd’hui à la retraite demande à la société des chemins de fer le payement des indemnités de sorties jamais payées. A la Direction de Région Est de la SNCC, on se dit reunir des moyens pour repondre à cette exigence judiciaire.
Le bateau Zongwe est un remorqueur de ligne cloué depuis vendredi, 8 avril 2011, au port tanzanien de Kigoma. Tout son équipage a été rapatrié à Kalemie abord du bateau Tembwe. La SNCC est sommée par la justice tanzanienne de payer des indemnités de sortie à un agent à la retraite depuis 2009. La saisie de la justice constitue pour Ngoy KISULA, un agent retraité à Dar-es-Salaam en Tanzanie ayant par contre des affinités avec un ancien Président Délégué Général de la SNCC à Lubumbashi, le moyen d’exercer une pression efficace à la SNCC pour obtenir sa pension.

La saisie de Zongwe constitue un acte d’asphyxie des activités de production de la SNCC, indique le service de la marine. Toutes les barges à grand tonnage servant au trafic lacustre mouillent l’ancre au port de Kalemie, parce que aujourd’hui privées de remorqueur.


Le remorqueur Zongwe est à la deuxième saisie du genre en Tanzanie. Il a déjà fait l’objet d’une précédente saisie pendant un mois et demi en 2008 à la justice tanzanienne. La famille d’un agent à la retraite mais décédé auparavant en Tanzanie avait saisi la même justice. Le payement des indemnités à la famille a permis à la justice tanzanienne de lâcher le bateau Zongwe à la SNCC.

vendredi 8 avril 2011

PWETO:OUVERTURE D'UN MARCHE MIXTE ENTRE PWETO ET LUPIA

Le poste frontalier de Pweto vers la Zambie.
A Pweto, à plus de 450 km au Sud-est de Kalemie, c'est le deuxième jour, ce vendredi 8 avril, de l’ouverture du marché mixte regroupant les marchands de Lupia en Zambie et ceux Pweto en République Démocratique du Congo. Objectif : permettre les transactions commerciales entre les populations frontalières de deux territoires frontaliers. La cérémonie d’ouverture du Marché mixte s’est déroulée mercredi dernier à Lupia, une cité zambienne située à 12 km à l’Est de Pweto, devant les autorités civiles de deux localités.

Le marché mixte est une initiative des opérateurs économiques zambiens soutenus par les autorités de District de Chienge en Zambie. Il permet de réunir à la fois les opérateurs économiques et les populations de deux territoires de part d’autres de la frontière. Outre le bon voisinage que promeut cette initiative sur le plan régional, le projet envisage le développement local et les échanges transfrontaliers favorables à l'instauration d'un climat de cohabitation pacifique entre les populations.

Scène de vie au marché agricole de Pweto.


Les produits agricoles, les produits manufacturés et divers autres produits de consommation sont exposés pour la vente. La première expérience de ce marché a été tentée mercredi denier devant les autorités civiles de Lupia en Zambie et des autorités civiles de Pweto. Le mercredi prochain, le même décor doit être planté au Marché Kabila de Pweto. Avec cette fois la participation des marchands en provenance de la Zambie. Ainsi le cycle de délocalisation pour la vente des produits observe un calendrier hebdomadaire ; une fois, le marché mixte fonctionne en Zambie et une autre fois en RDC Les autorités sur place affirment que les produits vendus et achetés dans ce marché mixte sont exemptés des frais douaniers. Les achats s’effectuent en monnaies de deux pays : le franc congolais et le Kwacha zambien. Il y a aussi le dollar américain accepté dans les échanges commerciaux. Une activité qui offre l’opportunité aux échangeurs de monnaie de réaliser de bonnes affaires, indique un opérateur économique de Pweto.

jeudi 7 avril 2011

VIE DU CLUB: L'ECE-NTCHEKO EVALUE SES ACTIVITES

La réunion du Comité de soutien de l’Espace Communautaire d’Eveil Ntcheko a regroupé le dimanche, 3 avril au Complexe Scolaire Zawadi, les membres du comité autour de l’Encadreuse principale, Sylvie Mbuyu. Objectif : évaluer les activités d’appui à l’encadrement des enfants.
Les discussions ont tourné sur la manière de conduire les activités sur base de différents rapports d’activités de l’ECE-Ntcheko.


Après débats et délibérations des activités menées depuis la rentrée scolaire 2010-2011 pour l’encadrement des enfants de 3 à 5 ans au cœur de la cité de Kalemie, les membres ont noté que l’ECE-Ntcheko compte à ce jour 86 enfants. Le centre a observé une déperdition des dizaines d’enfants pour des raisons entre autres : la diminution de l’assistance en faveur des enfants de la part des agences actives dans le domaine de l’encadrement des enfants ; la difficulté des parents à saisir le vrai sens des Espaces Communautaires d’Eveil pour s’approprier le projet. Beaucoup d’entre les parents attendent tout de la direction de l’ECE pour faire avancer le projet. Le comité a décidé de constituer une équipe de sensibilisateurs composés des membres influents de la cité et de chefs de quartiers pour appeler les parents à plus de responsabilité.

L’ECE-Ntcheko se félicite de bonnes relations qui existent entre l’Unicef antenne de Kalemie et le centre. L’appui de l’Unicef a permis depuis le début de l’action à l’ECE-Ntcheko d’avancer sans trop de peines pédagogiques. Depuis toujours, l’ECE-Ntcheko continue à figurer sur la liste des meilleurs Espaces Communautaires d’Eveil bénéficiant des kits de jouets pour enfants et d’autres matériels didactiques Unicef appropriés. Trois Encadreuses se chargent de l’activité de l’éducation des enfants et cela dans une action presque bénévole. La contribution des parents est presque insignifiante. Du point de vue sanitaire, l’ECE-Ntcheko a déploré au cours du premier semestre un décès d’un enfant dû à la malaria avec complications d’anémie. Une dizaine d’autres enfants sont aussi tombés malades et conduits en octobre de l’année 2010 à l’hôpital. L’ECE-Ntcheko se réjouit de la contribution de l’Infirmier, ILUNGA MONGA, qui par son travail, a permis à l’ECE-Ntcheko de prévenir des maladies infantiles.

C’est dans ce cadre que la participation de l’ECE-Ntcheko a été active dans la dernière campagne de lutte contre le poliovirus sauvage déclaré au Nord du Katanga. Tous les enfants en encadrement ont été réunis au Complexe Scolaire Zawadi où fonctionne l’ECE-Ntcheko pour le vaccin. Ce qui a facilité leur vaccination lors du passage des infirmiers vaccinateurs. Le Comité de soutien à l’action de l’ECE-Ntcheko a pris acte du rapport établi par la Coordinatrice des activités de l’Education des enfants de l’ECE-Ntcheko, Sylvie Mbuyu, sur les résultats obtenus au bout de la première expérience de culture de mais dans le champ de l’ECE-Ntcheko au village de Bimbw, à 30 km au Nord-ouest de Kalemie. Les récoltes effectuées au cours de la saison culturale ont réalisé 116 kg de farine de mais ; la farine mise à la disposition des enfants. Toutefois, le comité a noté que les travaux exécutés dans le champ ont manqué de suivi : les mauvaises herbes ont poussé dans le champ empêchant le mais d’évoluer dans de bonnes conditions culturales. Ce qui explique en partie le peu de rendement par rapport à l’espace cultivé évalué à 75 m2 et aux moyens investis. Ensuite, les membres du Comité ont réaffirmé leur volonté à poursuivre cette activité pour soutenir l’action de l’ECE-Ntcheko. Ils ont demandé à la Coordinatrice de changer l’équipe qui a supervisé les travaux, de prendre contact avec le chef du village pour faire un choix sur un autre espace à cultiver le mais ; celui-ci ayant été auparavant une partie pour des précédentes cultures de manioc tout en protégeant le même ancien espace pour la culture d’arachides et de soya.

Le Comité de Soutien l’ECE-Ntcheko a adressé les remerciements sincères à Etienne Rougerie vivant au Sénégal pour avoir appuyé en mi-mars dernier à hauteur de 200 dollars américains les activités de l’ECE-Ntcheko. Cette assistance a permis à la direction de l’ECE, l’achat des uniformes au bénéfice de 40 enfants plus démunis dont les parents ont été incapables de payer; la pièce étant fixée à 3500 FC (francs congolais) ; soit 152 dollars affectés pour cette fin. Le reste a été remis à la caisse de l’ECE-Ntcheko pour achat de sucettes, farine et du lait. (Sur photo: enfants de 2e degré dans leurs nouvelles uniformes)


NOTE DE CLUB UNESCO NTCHEKO

L’ECE-Ntcheko qui tend la main reste ouvert à tous les bienfaiteurs à travers le monde pour appuyer l’action entreprise en faveur des enfants de la cité; la majorité des enfants vivent dans des conditions difficiles ne leur permettant pas de grandir correctement : des jouets pour enfants, de l’assistance matérielle, tout ce qui vient de votre cœur est le bien venu pour permettre à tous ces enfants, adultes de demain, à évoluer dans des conditions qui favorisent la croissance sociale, altruiste, morale et intellectuelle.

Notre contact: ntcheko_club@yahoo.fr

KALEMIE:TROIS JOURS DE VIE SANS ELECTRICITE

La centrale de Bendera à 120 km au Nord de Kalemie.
A Kalemie, la ville est ,ce mercredi 6 avril, au troisième jour de coupure d’électricité de la SNEL. Du coup, la vie tourne au ralenti. L’eau potable n’est plus accessible à tout le monde. Les structures médicales s’organisent pour prévenir le cholera.

Un avis de coupure d’électricité de la SNEL parvenu aux entreprises locales a annoné pour un jour, le temps de la coupure d’électricité à cause d’un problème technique à la Centrale de Bendera. La centrale de Bendera située à 120 KM au Nord de Kalemie alimente la ville et ses environs en courant électrique. Les travaux paraissent sérieux affirme-t-on à la SNEL; ce qui permet la société de jouer à la prolongation.

La nouvelle coupure observée sur Kalemie est non sans conséquences. Pour fonctionner, la Regideso fait tourner un groupe. Dans cette solution, l’eau potable est refoulée seulement sur la zone basse. Les populations de la cité se trouvant sur les collines doivent se ruer sur la rivière Lukuga ou sur le Lac Tanganyika pour avoir accès à l’eau, à l’eau brute. De ce côté-là, les ongs intervenant dans le domaine de l’eau et assainissement et les structures sanitaires tentent de trouver des solutions palliatives. Des sites de chloration d’eau sont installés le long de la rivière Lukuga et sur la côte du lac Tanganyika pour prévenir les épidémies. Kalemie étant indexé comme une zone à risque de cholera.

Même son de cloche du côté des Ets Mamry. Un groupe est activé pour faire fonctionner les chambres froides. Le responsable des Ets Mamry, Abdoul Bin Salim, indique que le travail au groupe électrogène fait engager de nouveaux frais à l’entreprise. Mais le reste des activités fonctionnant à l’électricité sur la ville est mis à genoux. C’est aussi le cas des petites et moyennes entreprises qui arrêtent de tourner. Il y aussi les chaines de radios locales qui ont cessé de diffuser correctement faute d’électricité. Une difficulté qui affecte aussi les moyens de communications. La majorité des populations ont du mal à faire recharger leurs téléphones.

mardi 5 avril 2011

KALEMIE:FLAMBEE DU PRIX DU CARBURANT

Au Nord du Katanga, la flambée du prix du carburant est observée depuis plus d’une semaine sur le marché de Kalemie. La carence en carburant à la base de la flambée affecte d’autres territoires du Tanganyika comme Kongolo. Du coup le prix qui grimpe touche aussi les bus du transport en commun. Les usagers de la route sont contraints de secouer leurs poches pour prendre place abord des bus.
Un litre d’essence acheté 1600FC à la pompe revient à 1900 voire 2000FC. Les transporteurs par bus tout comme les taxis motos ont revu eux aussi leur tarif à la hausse. La situation sur le trafic routier est telle que les bus des particuliers augmentent 50 FC sur le prix de 200. Les 4 bus de l’Etat n’observent pas cette augmentation.

Au District du Tanganyika, la hausse du prix sur le carburant est constatée également à Kongolo à 350 km au Nord-ouest de Kalemie. Là aussi, le litre d’essence qui grimpe du prix se négocie entre 3000 et 3500FC au lieu de 2000. Même son de cloche du côté des ménagères de Kongolo qui grognent au marché. Un sac de braise s’achète à 5000FC au lieu de 4000.

Pour le service de transport au Tanganyika, le nouveau prix imposé aux clients de transporteurs par bus privés est une pure tracasserie. Le Chef de service de transport ad intérim, Simara MUYENGO, parle d’une révision unilatérale du barème tarifaire fixé sans concertation avec tous les opérateurs concernés. L’approvisionnement en produits pétroliers sur Kalemie compte sur deux grands importateurs : la société ECOPRO et l’entrepôt LUKONGA BUSNESS. Il existe aussi des trafiquants qui fournissent du carburant en quantité non moins négligeable. Les produits pétroliers consommés sur place proviennent du Kenya.

Pour le service des hydrocarbures du Tanganyika, seule une nouvelle cargaison en produits pétroliers pourrait apporter une solution rapide à la nouvelle flambée du prix observée sur le marché.