Avant la cérémonie, des manifestants ont encore brandi très tôt lundi matin des calicots devant le siège de la CENI situé à Makomeno, un quartier rentré à l’Est de Manono. Ils appelaient à barrer la route à Stephane Moma Kabondo, le nouveau chef d’antenne. Le seul tort de celui-ci, c’est d’être un non- originaire de Manono. Depuis un mois, en effet, certains à Manono se battent pour une CENI des originaires. Le directeur national des opérations de la CENI n’a pas réussi le 11 avril dernier à installer le nouveau chef d’antenne. Le 12 avril, c’était autour du ministre provincial de l’intérieur de fouler le sol de Manono pour une mission d’apaisement. Une mission apparemment sans succès. Le directeur de cabinet adjoint du président de la CENI a donc eu de la chance, après que la police ait réussi à disperser les manifestants.
L’abbé Jean-Baptiste Malonga, chef d'antenne sortant, vient ainsi de céder son fauteuil à son remplaçant.
Une nouvelle page vient d’être tournée sur place, a indiqué un formateur de la CENI.